Tu n’as pas besoin d’espoir. Tu as besoin de sens. Tu as besoin d’élan. Tu as besoin d’inspiration.
L’espoir ne t’aide à rien, sinon à supporter un présent qui te pèse en te faisant miroiter un avenir mirifique. C’est la plus vieille ficelle du monde : les puissances n’en ont jamais trouvé de meilleure pour tenir l’humanité docile.
Et ça marche. Ballottée entre l’espoir de jours meilleurs et la crainte de jours plus sombres, l’humanité ne vit pas : elle attend.
Elle attend. La venue du sauveur. Elle attend. La prochaine élection. Elle attend. L’homme providentiel. Les lendemains qui chantent. La fédération galactique. Les lits médicaux. Le système financier quantique. Le flash solaire. Le retour de Nibiru. Les trois jours de ténèbres…
La liste est longue, et l’on lui trouvera toujours un nouvel os à ronger.
Quiconque excelle à vendre de l’espoir s’attache un cortège de crédules : de pauvres hères camés, suspendus à leur prochaine dose d’hopium, et qui remettent à demain les seuls actes – radicaux, souverains – capables de les arracher à leur enfer.
Tourne-toi vers ceux qui t’éveillent et t’offrent du sens : ils illuminent ton présent de nouveaux possibles. Détourne-toi de ceux qui te bercent et t’endorment de récits rassurants sur des lendemains sans cesse repoussés.
L’espoir fait vivre ? Dans l’attente et la paralysie.
Le sens fait vivre. Dans l’élan et la création.

Laisser un commentaire