Tu n’es pas censé réparer un monde brisé

Tu voudrais que ton voisin s’éveillât et se hissât au même niveau de conscience que le tiens, mais tu dois bien admettre qu’il en est là où il en est. Son expérience particulière, dans sa singularité, dans son caractère unique, est une composante nécessaire de l’expérience du tout, c’est-à-dire que la Source a d’elle-même. Si sa conscience n’est pas prête à se transformer, à retrouver son état de connexion avec la Source, son état naturel de paix, d’amour et d’harmonie, alors il s’agit pour toi de l’admettre, et de lui permettre de vivre son expérience sans interférer.

Chaque expérience vécue sert un objectif pour la Source. La Source se prolonge en une infinité d’expressions incarnées dans une infinité d’univers pour vivre des expériences expansives, évolutives, enrichissantes, uniques et singulières, et ce par tous les moyens et les chemins possibles, dans tous les univers et les simulations possibles. Tout ça, en définitive, pour de l’expérience.

C’est pourquoi tu es invité à laisser chacun être là où il en est et à poursuivre ton propre sentier unique et singulier. Pourquoi voudrais-tu qu’autrui troquât son expérience, aussi négative semble-t-elle, pour la tienne quand tu sais que son expérience « négative » sert aussi la Source ?

Quand tu résistes et quand tu insistes pour que quelqu’un change, tu t’attèles à l’impossible. Tu essaies de priver la Source d’une expérience qu’elle veut vivre et qu’elle a prévu de vivre. Toi, tu n’es pas tenu de vivre son expérience : chacun joue sa partition, chacun poursuit sa trajectoire, et la Source s’enrichit des vécus de tous. Ne te préoccupe pas, dès lors, de l’état du monde ou de qui que ce soit dans le monde : tu n’es pas censé réparer un monde brisé ou une âme en souffrance qui a choisi de souffrir.

Insister pour réparer ton voisin est une impasse. Tu gagnerais davantage à te consacrer à ce que tu te sens appelé de faire, en sachant que cet appel te vient de la Source. Tu es conçu pour vivre une expérience unique, la tienne. Tes centres d’intérêts ne sont pas le fruit du hasard et tu peux être sûr que chaque âme est aussi sur son propre chemin. Et si toutes n’ont pas le désir de lâcher leur attachement au monde, de lâcher leurs objectifs égotiques, eh bien so be it, my friend. Qu’il en soit ainsi. Si toi tu veux traverser des expériences lumineuses, joyeuses et splendides, c’est ton défi et ton chemin, en tant qu’âme consciente de son origine et sensible à l’appel de son cœur.

Ta vie consiste à unifier l’expérience de l’incarnation humaine avec celle de la félicité divine, à faire coïncider ton expérience en basses densités avec ta conscience qui se sait divinement créatrice et souveraine. Détends-toi dès lors dans la connaissance que toutes les expériences servent l’Un, qu’elles sont supposées être ce qu’elles sont, et qu’il n’y a rien que tu doives changer chez l’autre.

Prends simplement conscience qu’être attaché à ce que l’autre change est justement un attachement qui retient dans de basses énergies. C’est maintenir l’illusion de la séparation et de la dualité en adoptant un rôle interférant de donneur de conseils non-sollicités. L’autre changera s’il veut changer et s’il est inspiré par ton exemple, pas s’il est convaincu par tes arguments.


Une réponse à « Tu n’es pas censé réparer un monde brisé »

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