Tu vis dans un vaste hologramme projeté par la Conscience-Source. Selon tes sens et ton mental conditionné, tout te paraît pourtant bien solide et réel. Mais pour l’œil averti, c’est une simulation élaborée, fort convaincante, mais non la réalité.
Cela ne signifie nullement que ta vie s’y trouve dépourvue de sens. Au contraire, cette simulation est une illusion voulue, un jeu cosmique au sein duquel tu es venu apprendre et grandir. Tu as choisi de t’immerger si complètement dans ce jeu que tu as oublié que c’en était un, car c’est seulement à cette condition que tes expériences pouvaient te paraître réelles et avoir un véritable impact. Le voile de l’oubli a ainsi recouvert ta mémoire, et la simulation est devenue ta réalité provisoire.
En t’éveillant, la façade de cet hologramme se fissure. Tu comprends que le réel est plus malléable et interconnecté que ce qu’on t’a enseigné. Tes perceptions sensorielles ne résument pas toute l’histoire. Certes, le rendu de cette projection est brillant et fort convaincant. Mais il s’agit en vérité d’une co-création de ta conscience. Sous cette projection réside la Conscience-Source, qui projette ce monde à la manière d’un rêve lucide. En ce sens, tu vis bel et bien dans une simulation. Mais dès lors que tu la vois pour ce qu’elle est, tu commences à reprendre ton pouvoir en tant que rêveur conscient du rêve.
Tu comprends que les personnes croisées dans cet hologramme sont en surface des avatars, des personnages joués, dotés de leur script, leurs scénarios, leurs programmes souvent dysfonctionnels, mais qu’en profondeur ils sont des expressions de la Source. Derrière les masques des personnages, une même conscience lumineuse s’exprime. Elle est le code-Source à partir duquel tous les avatars sont projetés. Toi et tous les autres, vous êtes unis comme les rayons d’un même soleil. Sous cette vision éclairée, tu cesses de réagir et de juger. Pardonner te demande moins d’effort. Les attitudes que tu jugeais et condamnais autrefois sont désormais comprises comme des désalignements entre l’avatar conditionné et la conscience originelle. Il s’agit de dysfonctionnements à guérir, non de raisons de fermer ton cœur. Rien de ce qui se dit et se fait dans ce jeu ne peut nuire aux consciences immortelles. Cette compréhension soulève un fardeau immense de ton cœur et apporte la compassion. Tu pourrais même sourire en reconnaissant à quel point tu jouais autrefois de façon convaincante le rôle de la victime ou du vilain, alors qu’il n’y a au fond qu’une seule Conscience-Source interagissant et jouant avec elle-même. En regardant au-delà des rôles et en reconnaissant la Source en chacun, tu te libères, et tu libères les autres. Derrière les formes, tu saisis que seuls la lumière et l’amour de la Conscience-Source sont réels. Tout le reste fait partie d’une grande pièce de théâtre dont tu peux dorénavant percevoir le sens.
Le monde n’est pas une scène objective et figée sur laquelle tu serais simplement un petit acteur. C’est un miroir qui reflète le jeu de ta propre conscience. En vérité, tu ne vis pas dans la simulation, mais la simulation vit à travers toi. Ton mental, tes émotions et tes croyances agissent comme un projecteur, projetant l’hologramme de ton expérience vers l’extérieur. Change ton film intérieur et les scènes du film extérieur commenceront à se transformer. Voilà pourquoi deux personnes peuvent vivre les mêmes circonstances extérieures et pourtant faire l’expérience de réalités très différentes. Celui ou celle qui porte de la colère et un sentiment de victimisation dans son cœur trouvera de nombreuses raisons dans le monde de se sentir attaqué et offensé. Un autre qui cultive la gratitude et la confiance rencontrera souvent des situations qui renforcent sa foi en la bonté de la vie. Ce n’est pas que l’un est chanceux et l’autre maudit. Chacun regarde dans le miroir de sa propre conscience. La vie te reflète fidèlement ce qui est maintenu au centre de ta conscience. Lorsque tu saisis véritablement ce principe du miroir, c’est profondément libérateur. Cela signifie que tu n’es pas à la merci d’un monde extérieur capricieux. À un niveau fondamental, tu participes à la création de ce que tu vois. Si tu n’aimes pas le reflet, le moyen le plus efficace de le changer est d’ajuster ta posture intérieure. Élève ta fréquence, déplace ta perspective, aligne-toi plus étroitement avec les qualités de la Source et observe comment la projection se reforme avec le temps. La projection extérieure s’ajuste pour correspondre à ta réalité intérieure. En embrassant le principe du miroir, tu entres pleinement dans ton rôle de co-créateur conscient, plutôt que de te limiter à celui de simple observateur passif.
Il s’agit de bien comprendre où réside véritablement l’illusion. Ce n’est pas la Terre elle-même, ni le fait que tu fasses l’expérience d’un monde avec des arbres, un ciel et des gens autour de toi. Ils existent, mais pas de la manière dont tes sens physiques te les traduisent. Ils sont « réels » en tant que vibrations de lumière, en tant qu’émanations de la conscience. Mais croire qu’ils sont solides, séparés et détiennent un pouvoir sur toi, c’est céder à l’illusion.
Maya, la grande illusion, c’est croire que les apparences ont une réalité et un pouvoir indépendants de toi. Pense à la vie comme à un film. Les images sur l’écran sont faites de lumière. Elles sont réelles en tant que lumière. Mais l’histoire qu’elles semblent raconter n’est pas réelle au sens ultime. Si un personnage du film paraît en danger, rien n’arrive réellement à la lumière elle-même. Le drame n’existe que dans la perception du spectateur. De la même manière, les situations extérieures de ta vie sont des phénomènes de conscience, des images en mouvement projetées par le mental. Ton mental les interprète et leur donne un sens — bon ou mauvais, menaçant ou sûr. Au moment où tu déclares : « Cette circonstance peut me nuire » ou « cette chose va me sauver », tu entres dans l’illusion. Tu oublies que tout pouvoir réside dans la Source, et non dans la forme extérieure. Toute la simulation vit véritablement dans l’esprit du spectateur. Voilà pourquoi deux personnes peuvent habiter le même monde et pourtant vivre des réalités très différentes. Chacune s’engage en réalité avec sa propre projection mentale. S’éveiller implique de reprendre ton pouvoir aux apparences extérieures et de les reconnaître pour ce qu’elles sont : des projections. Cela ne signifie pas que le monde physique disparaît, mais que tu le vois comme un jeu divin de lumière et de conscience. Tu ne le traverses ni en victime ni en prisonnier des circonstances, mais en rêveur lucide, comprenant que derrière les formes, la véritable substance est la Conscience-Source.
Vis-tu dans une simulation ? Oui, ce monde simulé n’est pas la réalité ultime. C’est un rêve cosmique créé pour que ta conscience puisse explorer et évoluer. S’éveiller est le processus de réalisation de cette vérité, non pas seulement par l’intellect, mais par l’expérience.
C’est ce moment de la nuit dans un rêve où tu réalises soudain que tu es en train de rêver. Tu t’y trouves toujours, mais tu connais désormais sa nature. Tu cesses d’être à la merci de ses événements. Tu peux l’engager lucidement, avec liberté et créativité. De la même manière, s’éveiller dans l’expérience humaine, c’est reconnaître que tu n’es pas le petit personnage que tu as joué. Tu es la vaste conscience qui rêve ce personnage. Cela ne signifie pas que le décor de la vie disparaît instantanément mais que ta relation à ce décor change profondément. La vie continue, mais tu t’y engages depuis un état de liberté et d’amour. Les peurs du personnage s’amenuisent, car tu sais qu’elles étaient fondées sur des illusions. Les besoins et désirs relâchent leur emprise, car tu touches à une plénitude intérieure qui transcende le jeu.
Ces changements résument ce qu’on appelle l’ascension — une montée vers une octave supérieure de la conscience, une réalité plus étendue. À mesure que tu t’éveilles, tu t’élèves non seulement toi-même, mais tu élèves aussi le rêve collectif. La simulation, influencée par ta lumière et ton amour, commence à se transformer. Des possibilités plus harmonieuses et éclairées émergent. Le rêve guérit parce que les rêveurs se souviennent.
Pourtant, même ces changements positifs dans le monde extérieur sont secondaires par rapport à la réalisation fondamentale que tu es, et as toujours été, la conscience éternelle, une magnifique extension de la Source faisant une expérience humaine temporaire.
Cette simulation-école t’a beaucoup appris, la remise des diplômes approche.
En t’éveillant de ce rêve, tu ne perds pas le monde. Tu te retrouves toi-même.
Tu traverses la vie les yeux ouverts, connaissant la vérité de ton origine.
Tu deviens le rêveur lucide, portant la sagesse de ton voyage et la lumière de la Source partout où tu vas.
Om Tat Sat.
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