
Si tu t’es incarné sur cette planète où la souffrance semble omniprésente, ce n’est ni par masochisme ni par inconscience, mais parce que tu as choisi de t’en servir pour apprendre de tes erreurs et grandir grâce à elles.
La souffrance est un signal destiné à t’avertir lorsque tu dévies de la route choisie par ton âme.
Ce signal s’amplifie tant qu’il n’est pas perçu et intégré par ta conscience.
Au début, il s’exprime par une légère contraction du cœur, un malaise diffus.
À ce stade émotionnel, tu peux choisir de l’ignorer et poursuivre ta route.
Tu peux aussi choisir de lui prêter attention et d’ajuster ta démarche selon ses enseignements. C’est la stratégie à laquelle je t’invite : celle de l’introspection, qui requiert discernement et intelligence émotionnelle, et te conduit à une adaptation, un réajustement de ta démarche, une redéfinition de tes priorités.
Hélas, ce monde marchand te propose d’innombrables stratégies pour ignorer ce signal.
Du simple anesthésiant jusqu’aux distractions les plus absorbantes, il te fournit de multiples moyens (des « fix ») pour aisément circonvenir tout signal déroutant (qui est précisément le but dudit signal, car du point de vue de ton âme supérieure, tu fais fausse route).
Bien entendu, certaines circonstances t’imposent un recours au médicament, à la pommade, à la pilule pour t’endormir, pour t’aider à traverser la douleur qui absorberait sinon toute ton attention et pourrait te faire perdre la raison.
Or, tout l’art consiste à savoir te servir de ces outils sans qu’ils deviennent des béquilles permanentes.
Il est dans ton intérêt profond de ne pas éviter complètement l’expérience que tu t’es donnée, tout en préservant ta santé mentale. T’accorder un soulagement passager ne doit jamais déboucher sur une dépendance durable.
Que gagnes-tu à traverser la souffrance ?
Tu gagnes accès à une perspective inaccessible sans elle. Une compréhension affinée de ton être et de ta vocation.
Dans cette perspective, une souffrance physique peut surgir lorsque le signal émotionnel a été trop longtemps ignoré.
Cette souffrance qui devient douleur physique surgit pour capter toute ton attention et marquer ta conscience. Tu ne peux plus ignorer l’avertissement. Il s’impose, et avec lui s’imposent des questions déchirantes : Pourquoi ? Comment ? Qu’ai-je fait ou omis de faire pour en arriver là ?
Pendant que tu expérimentes cette douleur physique, tu peux t’apaiser avec des pensées telles que : « Ceci aussi passera. » Tu peux parler à cette douleur. Tu peux l’embrasser. Tu peux l’aimer et lui envoyer l’énergie bienveillante de la reconnaissance.
« J’ai compris. » « Je te vois. »
Concernant la souffrance émotionnelle – présente pour chaque personne incarnée sur Terre – interroge-toi sur les pensées que tu as entretenues, sur ce sur quoi tu t’es focalisé, sur les lieux que tu as fréquentés, sur les personnes avec qui tu as passé du temps et sur toutes les croyances auxquelles tu as accordé du crédit. Tous ces éléments peuvent déclencher une souffrance du cœur et méritent d’être vus, étudiés, compris.
Lorsque tu ressens une douleur émotionnelle, sache qu’elle n’est pas là pour durer éternellement. L’invitation est de la traverser pleinement. Une fois l’émotion accueillie, une introspection douce peut commencer : « À quoi ai-je pensé ? » « Où s’est porté mon focus ? » « Ai-je fait des choses qui ne me procurent pas de bien-être ? » « Ai-je parlé de sujets qui m’alourdissent ? »
Tu peux investiguer la cause racine de la douleur émotionnelle, mais il est préférable de le faire après avoir évacué l’émotion de ton corps et de ton champ énergétique. Tu accomplis cela en lui accordant ton attention, en respirant avec elle et en lui parlant directement.
Je te vois. Je t’écoute. Que veux-tu me dire, mon amie ?
Elle disparaîtra. Elle n’est ni permanente ni punitive.
Elle est là pour t’alerter d’une sortie de route, te conduire à une prise de conscience.
Une fois éveillé à la cause de ce signal, tu pourras poursuivre ta route sans qu’il soit nécessaire de le réactiver.
La souffrance n’est ainsi pas ton ennemie, mais ton enseignante : elle t’enseigne l’art subtil de revenir à ton essence chaque fois que tu t’en éloignes.
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