LE PIÈGE DE VOULOIR ÊTRE PARFAIT✨

Si tu crois que l’élévation spirituelle dans la 5e densité exige de ta part une irréprochabilité constante, une perfection de chaque instant, il y a méprise profonde. Il sera hélas impossible, avec une telle croyance, de te maintenir en fréquences élevées. Ce que tu définis comme « perfection », quelles que soient tes sources – tradition mystique, dogme religieux séculaire, morale laïque – joue en ta défaveur et risque de t’empêcher de te maintenir dans l’état vibratoire que tu cibles.

Pourquoi cela ?

Parce que tu te trouveras inévitablement confronté à des états ou des situations qui ne satisferont pas tes critères de perfection. Tu observeras en toi des moments d’apparente imperfection – selon tes propres grilles de lecture – et tu en viendras à ressentir une déception lancinante. Cette déception va subtilement se muer en un sourd reproche intérieur. Enfin, ce reproche se transformera en un jugement plus ou moins sec, que tu prononceras contre toi-même, dans un état d’amertume et de sévère désillusion.

Le piège de l’idéal inaccessible se referme alors inexorablement. Car tu commences à juger.

Or, juger, c’est précisément plonger dans cet état de basse densité dont tu souhaites justement t’émanciper. Au lieu d’élever ta vibration, tu alimentes un cercle vicieux : car juger nourrit des expériences de déconnexion, de séparation, et te plonge dans un sentiment d’infériorité profonde.

Dans les plans supérieurs, où tu es appelé à t’épanouir, tu seras invité à refléter l’Amour inconditionnel de la Source, un amour qui ne juge pas, mais qui pardonne, enveloppe, accueille, élève. Chaque fois que tu te juges pour une colère passagère, une paresse momentanée ou une jalousie éphémère, tu nourris une boucle de rétroaction sans fin.

Plus tu t’acharnes à vouloir atteindre un archétype illusoire, plus se crée en toi le besoin impérieux d’expérimenter des états de basse fréquence. Mais pourquoi se jouer un tel tour ? Pour te libérer une fois pour toutes du joug du jugement ! Pour en finir avec ce regard accusateur que tu portes sur tes émotions et, par ricochet, sur toi-même pour les avoir ressenties.

Viser la perfection, c’est nourrir la dualité.

La seule issue ? Décider que tous tes états intérieurs, sans exception, sont tels qu’ils doivent être. Reconnaître la perfection dans l’expérience de chaque nuance de ton spectre émotionnel. Accepter tous tes états, quels qu’ils soient, même ceux que ta morale de jadis jugeait obscurs, honteux ou impies.

Pour intégrer ces moments, comprends que tu les interprètes. Et cette interprétation est non seulement parfaite, mais profondément utile. Tu les offres en spectacle pour toi-même et pour les autres, grandissant ainsi en connaissance et en compréhension.

Car souviens-toi : si tu t’es incarné, c’est pour explorer cette palette infinie d’expériences limitées offertes par ce monde tridimensionnel, et surtout pour grandir. Tu grandis en apprenant à t’aimer inconditionnellement à travers chacune de ces expériences, qu’elles soient jugées lumineuses ou obscures.

Lorsque ton cœur s’ouvre à l’amour de tes parts blessées, effrayées ou traumatisées, alors s’opère en toi une avancée vertigineuse vers l’Unité. Tu intègres à la totalité de Qui tu Es ces aspects de toi-même, tu les reconnais non comme des erreurs ou des faiblesses, mais comme des fragments précieux qui participent à l’absolue beauté de l’Ensemble.


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