Lorsque ta réalité paraît échapper à tout contrôle et que tu échoues à la sculpter selon tes désirs, le mantra « tu es le créateur de ta propre réalité » peut sonner creux à tes oreilles et te sembler presque ironique.
En réalité, tu te méprends sur la nature de ta puissance créatrice. Celle-ci s’appuie principalement sur tes fréquences vibratoires, auxquelles l’Univers-miroir fait écho. Plus tes fréquences sont élevées, plus l’effet de résonance est puissant, et plus tes aspirations se manifestent rapidement dans ton monde.
Ton ego — cette infime fraction de ton être à laquelle tu pourrais t’identifier à tort — n’est qu’un programme limité sans réel pouvoir créateur. Ses fréquences vibrent très bas. Tel un acteur persuadé d’être le metteur en scène, il tente de manipuler la réalité en ne comptant que sur des tâches à exécuter. Il se prend pour un chef d’orchestre et tente de t’imposer une partition vouée à l’échec.
L’ego pense pouvoir satisfaire ses ambitions par l’action physique et la planification mentale. Ses ambitions, tu les connais bien : posséder, paraître, dominer, survivre. Il te lancera à la poursuite de tout ce qui pourrait les satisfaire, en sollicitant ta tête et tes bras, mais jamais – ô grand jamais – ton cœur.
Mais tu n’es pas ton ego. Tu es une réalité bien plus vaste que ce dont tu as conscience.
À une échelle plus élevée, une partie de toi – l’Âme supérieure – nourrit d’autres aspirations que celles de ton ego. Elle s’intéresse plus à une diversité d’expériences qu’à une diversité de choses. Là où ton ego s’attache aux richesses, aux honneurs et aux pouvoirs extérieurs, ton Âme supérieure aspire plutôt à une croissance intérieure via une richesse d’expériences, dussent-elles être inconfortables.
D’une certaine manière, tu vis au service de cet objectif. Tu peux donc avoir l’impression que ta vie t’échappe, qu’elle ne t’appartient pas. Il se peut même que tu considères l’Âme supérieure comme une entité lointaine, indifférente à ta souffrance, qui te considère comme un pion dans son jeu évolutif. Mais en vérité, il n’y a pas de différence entre Elle et toi.
Tu es une portion d’Elle ; tu as accepté de rétrécir ton champ de conscience au point de te croire « séparé » et de t’identifier à des systèmes de croyance et des programmes d’asservissement matériel implantés dans ta psyché. Tu vis comme sous l’emprise d’un sortilège, mais un sortilège que tu t’es lancé à toi-même. Tel Narcisse captivé par son reflet matériel, tu t’es identifié à une imposture occultant ta nature divine. Tu t’es pris les pieds dans le tapis d’une illusion à laquelle tu as pourtant consenti.
Pour briser ce sortilège, trois opérations clés :
1. Comprendre que tout est ta création. Chaque expérience, chaque rencontre, chaque défi.
2. Discerner dans tout ce qui t’arrive le cadeau, parfois mal emballé, qui te fera grandir.
3. Accepter ta réalité, ta vie et embrasser l’intégralité de ton expérience. Ne rien rejeter.
Graduellement, tu retrouveras la perspective élargie de ton Âme supérieure, et tu verras le théâtre du monde d’un tout autre regard. Tu le verras comme un terrain de jeu, ouvert à l’exploration et à la création. Tu commenceras à réaliser que les défis que tu percevais hier comme des contraintes sont en fait des opportunités, et tu les accueilleras avec un sourire entendu et un hochement de tête complice.
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