Là où tu te rends, ton ego ne pourra pas t’accompagner

La principale instance qui résiste à l’élévation de tes fréquences, autrement dit à ton ascension en cinquième densité, est ce qu’on appelle l’ego. Cette part sombre de ta personnalité est considérée par les chamans toltèques comme une implantation étrangère à ta conscience. Elle ne se serait pas façonnée « naturellement » par suite d’interactions et d’expériences plus ou moins traumatisantes, mais aurait été implantée et programmée dans ta psyché par des entités extra-dimensionnelles – les archontes – qui influencent les narratifs officiels des Sciences comme des Religions depuis des siècles, et ce pour occulter ta véritable nature, dénier ton véritable pouvoir et ainsi te réduire en esclavage. L’ego est, cela dit, supposé t’aider à survivre dans la jungle de la troisième densité, mais par sa structure et son origine, il te proposera hélas toujours la voie opposée à celle du cœur, celle qui déshonore les êtres et les choses.

Il prend l’apparence d’une hydre à plusieurs têtes, chacune bavardant sur un registre émotionnel négatif particulier : une tête dira souvent « j’ai peur », « j’ai peur », « j’ai peur » (registre de la peur) ; une autre répètera sans cesse « j’ai faim », « j’ai faim », « j’ai faim » (registre du manque); une autre dira, « c’est de ta faute », « tu seras puni », « mais qu’est-ce que t’es nul » (registre de la culpabilité, de l’auto-récrimination) ; « je les déteste », « je les hais », « je les vomis » (registre de la haine), etc. Cette instance bavarde et multicéphale se renforce par agglomération de craintes et d’espérances, se nourrit de négativité, de défaitisme, de sévérité à l’encontre des autres comme de toi-même. Une conscience oublieuse de son identité divine véritable et de ses expériences passées peut finir par complètement s’identifier à ces voix discordantes et à les prendre pour siennes.

L’ego, savamment intercalé entre ta Conscience et ton Esprit dont il brouille les signaux intuitifs, parle ainsi en ton nom et dit « Je », « Moi, je », se donnant un rôle prépondérant et s’imposant comme le personnage principal de ton histoire, alors qu’il n’est qu’une grossière imposture destinée à te maintenir dans les basses énergies de la troisième densité. L’ego se fait passer pour l’agent principal de ta vie et de tes actions, et prétend même déterminer à chaque fois la direction que tu dois prendre sur la base de ses calculs craintifs et de ses prévisions intéressées.

L’ego exprime l’esprit de la Bête, à savoir un esprit de calcul et d’accaparement, qui définit le modus operandi de nos contrôleurs de l’Ombre. Il n’offre rien : ou il prend ou il investit. Lorsqu’il est poussé à l’extrême dans la poursuite de son propre et unique intérêt, il ne voit plus en l’autre qu’un compétiteur (à dominer ou à éliminer) ou qu’une ressource (à détourner et à exploiter).

L’ego tentera toujours de fixer une valeur aux êtres, de les faire entrer dans des barèmes, des grilles d’évaluation. Même si tu es inestimable en tant qu’être Source, et qu’il est strictement impossible de te quantifier, de te mesurer, de t’attribuer une valeur relative, l’ego s’y essaiera de toutes les façons. Il veut tout mesurer, comparer, expertiser, répertorier, tracer; il veut tout enregistrer, conserver, noter ; il veut tout juger… Pourquoi cette obsession ? Parce qu’il a une sainte horreur de ce qu’il représente : à savoir le vide. L’ego est l’absence de Lumière divine : il se sait structurellement nu et précaire. Il veut sans arrêt remplir, accumuler, saisir, conquérir, accaparer comme pour combler l’angoisse de son propre néant, comme pour conjurer son intrinsèque nullité. Alors il cumule; il dresse des inventaires; il distribue des prix, des notes, des étiquettes; il projette une multitude d’attentes spécifiques et maintient de facto ton mental absorbé dans une course effrénée vers toujours plus : plus de choses à faire, plus d’affaires à gérer, plus de gens à convaincre, à séduire, à influencer, à dominer.

Pour élever tes fréquences, il s’agit de considérer l’ego comme un animal blessé, effrayé, désespéré d’être coupé de la SOURCE et de sa sécurité éternelle et indestructible. N’accorde dès lors aucun crédit à ses plaintes, ignore ses effrois, ne tiens nullement compte de ses calculs et de ses évaluations. Il se croit fini et mortel. Il ne sait pas. Ne fonde ni ton estime, ni ta valeur personnelle ni ton amour pour toi-même sur les biens matériels que l’ego recherche, pas davantage sur les positions sociales ou sur les apparences, mais bel et bien sur l’être que tu es vraiment.

Tu n’es ni ce corps qui peut être mesuré, ni cet état civil qui peut être archivé, ni ce compte en banque, qui peut être confisqué, ni ce parti, ni cette nation, ni cette religion, ni même cette humanité… Tu es une expression lumineuse, infinie et éternelle de la Source, temporairement immergée dans une expérience qui va bientôt prendre de nouvelles et merveilleuses tournures. Alors embrasse bien fort ton ego sur le bout du museau et fais-lui tes adieux. Là où tu te rends, il ne pourra pas t’accompagner.


Laisser un commentaire